La société civile, c’est quoi ?

La société civile est le « troisième secteur » de la société, aux côtés du gouvernement et du monde des affaires. Elle est constituée par un ensemble d’associations à caractère non gouvernemental et à but non lucratif.

C’est la définition de l’ONU qui précise par ailleurs que c’est l’auto-organisation de la société, en dehors de tout cadre institutionnel (au sens politique du terme) Cette définition reste vague.

Quand nous savons que seuls les politiques peuvent réellement agir, nous nous rendons vite compte qu’elle ne sert à pas grand-chose ; en dehors d’être pour eux un faire valoir au moment des élections. La société civile n’intervient que très peu dans les décisions que les États sont amenés à prendre.  Sans doute que les modes de gouvernance se prêtent difficilement à une participation efficace de cette dernière. Ceci est regrettable, car dans ses rangs, elle compte d’innombrables talents.

Ce manque de reconnaissance relève d’une coresponsabilité entre l’État et la société civile qui en porte sans doute une large part. Depuis l’Antiquité jusqu’au début du 19e siècle la société civile fut majoritairement comprise comme un synonyme d’État. Depuis elle est surtout considérée comme étant souvent opposée à la société politique et à l’État ; nous pouvons nous en rendre compte de plus en plus souvent au travers des mouvements de contestations de plus en plus violents, qui coûtent très cher à la nation.

Ce rapide tour d’horizon souligne l’urgence de la construire pour qu’elle devienne ce troisième secteur pressenti par l’ONU, mais qui n’est à ce jour qu’un secteur quasiment inutile, car sans aucun pouvoir. Dans la majorité des cas, sous couvert de faire appel à la société civile, les commissions officielles des politiques se servent de la société civile comme d’un simple hochet ; ils en usent et en abusent, sans que nous en tirions un grand profit. La société civile n’est qu’un ersatz des véritables pouvoirs que les puissants veulent maîtriser en totalité. Pourtant elle ne serait pas seulement qu’une conseillère précieuse, mais un stabilisateur du pouvoir en étant un relais pour transmettre et faire mieux comprendre les réformes à venir. La véritable question qui vaille la peine de se poser est, comment pourrions-nous faire pour la rendre plus efficace. Il y a urgence, car elle peut rendre d’énormes services dans de multiples domaines. Je n’en citerai qu’un : l’emploi.