Agriculture et élevage

COOPÉRATIVE AGRICOLE POUR L’AMELIORATION DES CULTURES MARAICHÈRES ET FRUITIERES

Créer une coopérative agricole pour mettre à la disposition des paysans tout ce qui est nécessaire pour faire fonctionner leurs exploitations et améliorer ainsi  la production en qualité et quantité. Assurer la formation des paysans et techniciens à l’agriculture biologique. Améliorer avec notre aide le niveau de vie des paysans au Burundi qui est le 4ème pays le plus pauvre au monde.

I. LES 5 SPECIFICITES DU PROJET. 

1) Une équipe de terrain à 100 % Burundaise

La porteuse du projet, NEZERWE Inès, burundaise de souche a réuni autour d’elle une équipe burundaise à 100 %. Tous ensemble ils soutiennent ce projet au même titre que leur leader qui chaque jour devient un peu plus la passionaria de l’agriculture biologique au Burundi.

2) L’apprentissage

L’apprentissage  de terrain de toutes ces paysannes et paysans sera la clé de voute du projet. Cette formation régulière soutenue par des techniciens formés à ce genre d’agriculture, sera aussi relayée par des paysans leaders qui recevront dans le cadre de la coopérative diverses formations.

3) L’exemplarité

 Nous souhaitons construire, un modèle réaliste et durable. Pour ceci nos actions seront construites autour des paysans en tenant compte de la réalité de leur travail, et des possibilités économiques. Pour une plus grande efficacité nous tiendrons compte non seulement de leurs habitudes, mais nous seront attentifs à l’exemplarité des paysans leaders qui doivent incarner un modèle qui a pour vocation d’être reproductible sur d’autres communes.

 4) Coopération et solidarité

La coopération dont nous parlons est celle que nous mettons en place entre des organismes qui s’occupent d’agriculture biologique en France et les paysans de la coopérative de Nyarusange.  C’est également un principe de solidarité que nous allons organiser autour des vaches qui seront achetées et mises à la disposition des paysans. Au début, nous n’achèterons que 10 vaches pour 20 paysans. Les deux paysans qui recevront une vache s’en chargeront à tour de rôle  de la nourriture et des soins. Un suivi régulier sera fait. Pour encourager les paysans qui ont bien soigné leurs vaches, nous  achèterons à ces paysans consciencieux d’autres vaches. Quand ces vaches mettront bas, les paysans qui ont les vaches donneront les petits veaux aux autres paysans qui n’en avaient pas.  Ainsi nous allons créer ce qu’on appelle une chaîne. Ceci va également renforcer la solidarité entre les paysans.

5) L’Agriculture biologique.

Avec cette technique agricole, l’environnement s’en portera mieux. Le budget des agriculteurs aussi ; parfois nous parlons de l’agriculture à budget zéro. Elle seule peut favoriser l’indépendance des paysans en les rendant plus autonomes, car l’agriculture naturelle ne nécessite pas dʼintrant chimique en favorisant ce catalyseur naturel qu’est lʼactivité biologique du sol. C’est aussi une protection naturelle des maladies un sol sain produit des plantes saines. Les nutriments (azote, phosphate, potassium, fer, soufre, calcium) présents dans le sol ne le sont pas sous une forme disponible pour les plantes. Ils doivent être transformés par lʼaction de micro-organismes (bactéries, microbes, vers de terre locaux) qui sont normalement  présents dans le sol, mais que lʼutilisation excessive de produits chimiques a détruits. Il est donc nécessaire de les réintroduire par des méthodes naturelles telles que lʼapplication du fumier des vaches locales (zébus)

II. LES PRINCIPAUX OBJECTIFS DU PROJET :

  • Améliorer la production maraichère paysanne autour d’un premier noyau de paysans qui donnera naissance à une coopérative.
  • Améliorer la fertilité des terres en utilisant des méthodes naturelles pour  intensifier la production agricole
  • Assurer le suivi de la production pour améliorer et rentabiliser les ventes.
  • Assurer la formation des producteurs sur les techniques de production maraichère pour une rentabilisation optimale de ceux-ci avec des engrais naturels, fumier organique et compostage
  • Grouper la production obtenue en vue d’assurer un meilleur écoulement.
  • Recherche de marchés pour éviter des pertes de marchandises.
  • Leur apprendre les techniques de conservation des fruits et légumes.
  • Assurer un stockage des légumes et des fruits en attendant un prix meilleur des produits lorsque la conservation est possible, comme la pomme de terre par exemple.

 

III. LE GROUPE CIBLE

Le groupe cible du projet est constitué de producteurs hommes et femmes qui sont membres des organisations de producteurs. Le projet sera implanté dans la commune de Nyarusange. Cette commune présente plusieurs atouts vis-à-vis de leur population paysanne, laborieuse et facilement mobilisable.

IV. LES CULTURES et SEMENCES

Le projet portera :

◦    Sur les cultures maraîchères, pommes de terre, bananiers, patate douces, tomates, aubergines, oignons rouges et blancs, poivrons, poireaux…

◦   Plantation d’arbres fruitiers, avocatiers, maracuja, ananas

◦   Fourniture de semences de pommes de terre, maraichères et plants fruitiers aux producteurs au cours de la première année du projet. Les bénéficiaires de ces semences vont s’engager à restituer une partie de leur récolte qui va constituer une banque de semences au niveau de la coopérative.

V. LE COÛT DU PROJET

La somme totale du projet est de 47 645 € sur une période de deux ans.


Cette somme servira à l’achat :

◦   De semences sélectionnées

◦   Du matériel agricole

◦   A la construction du hangar pour stocker les récoltes

◦   Aux salaires des formateurs

VI. LES RÉSULTATS ATTENDUS

- Réduire sensiblement la malnutrition au sein de la population bénéficiaire, soit 10% de la population des communes cibles.

- Professionnaliser les producteurs en techniques agricoles des cultures maraîchères.

- Mettre en place d’autres coopératives agricoles après la réussite des premières.

- Rendre autonomes les populations cibles.

VII. LE SUIVI ET ÉVALUATION DU PROJET

Le suivi se fera à chaque étape du projet. Les évaluations diverses se feront par la porteuse du projet au Burundi  soutenue par l’agronome locale ainsi que d’autres leaders. Ils établiront chaque fois un bilan des activités déjà réalisées. Ils souligneront aussi les objectifs déjà atteints et ceux qui restent à atteindre.